Populisme, désinformation et confusion… le mauvais départ de Walid Zidi !


D’une simple nomination à une polémique de grande envergure, le cas Walid Zidi ne passe pas inaperçu. Présenté au début comme le premier malvoyant à être proposé pour un portefeuille ministériel, celui des Affaires culturelles, le jeune docteur en linguistique a fait certainement un mauvais départ.

Hier sur son compte Facebook l’intéressé lui-même a clairement annoncé qu’il a renoncé officiellement à ce poste préférant poursuivre tranquillement sa carrière académique à la faculté de la Manouba. Un post Facebook, que notre journal a également relayé, laissant croire qu’il s’agit d’un premier ministre qui se retire déjà du gouvernement Mechichi.

Quelques instants plus tard, Walid Zidi intervient sur les ondes de Mosaïque FM pour démentir ces informations même si, en même temps, confirme ses propos dans ce post.

Certaines sources évoquent également une confusion dans cette affaire, d’autant plus que le ministre proposé à ce poste ne serait pas ce premier malvoyant à décrocher son doctorat mais plutôt un autre profil portant le même nom.

En tout cas les services de communication du cabinet de Hichem Mechichi doivent clarifier cette affaire entourée de populisme, de désinformation et de confusion.

Walid Zidi est le premier enseignant-chercheur tunisien malvoyant à décrocher sa thèse de doctorat, le 31 janvier 2019.

Le jeune de 34 ans est inscrit à la Faculté des Lettres, des Arts et des humanités de la Manouba, et enseignant de traduction et rhétorique à la même université.

En janvier 2019, l’Université de la Manouba avait annoncé, avec grande fierté, la nouvelle, affirmant que c’est la première fois qu’un doctorant malvoyant parvient à soutenir sa thèse. Un événement si marquant, que l’Université de la Manouba l’avait assimilé à la naissance de Taha Hussein de la Tunisie.

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