Festival du film expérimental : « Demain je danse » de Wided Zoghlami

Le Festival du film expérimental se poursuit à la station d’art B7L9 à Bhar Lazreg. Depuis le mois de juin, réalisateurs amateurs et professionnels présentent des films courts dont les dimensions esthétique et expérimentale sont remarquables.

Cette semaine, le film court « Demain je danse » de Wided Zoghlami sera projeté jeudi 16 juillet à 18h en présence de la réalisatrice. La projection sera suivie d’un débat. Wided Zoghlami y reviendra sur cette oeuvre expérimental et le contexte de sa création.

Dans « Demain je danse », la cinéaste décline les jours du confinement entre humour et fatalisme. Elle joue tout en invitant le spectateur à réfléchir et -pourquoi pas – entrer dans la danse.

Oeuvre intimiste mais très mouvementée, ce film est une chronique personnelle du confinement et surfe sur les états d’âme de la réalisatrice. Soutenu par la dotation « Culture Solidaire » de la Fondation Kamel Lazaar, « Demain je danse » sera présenté en première publique dans le cadre du Festival du film expérimental.

Née en 1985, Wided Zoghlami a réalisé en 2007 « Presqu’un plaisir », un film court. Depuis cette année, elle a poursuivi le tournage du même film documentaire intitulé « Fathallah TV : dix ans et une révolution plus tard ». Ce long métrage documentaire fera sa sortie sur les écrans dès le 15 septembre. Il a déjà été applaudi aux JCC 2019 et au Festival du film de Tozeur où il a obtenu le Scorpion d’or. En attendant « Fathallah TV », Wided Zoghlami rencontrera le public jeudi 16 juillet à 18h à la station d’art B7L9 à Bhar Lazreg.

À propos de son film « Demain je danse », Wided Zoghlami écrit: « Petit court métrage de confinement. Les règles du jeu étaient simples : faire un film chez soi avec les moyens de bord. Ça donne un film écrit, joué, réalisé, monté, étalonné, mixé… par moi.

A mettre donc dans son contexte et sans se prendre trop au sérieux, voici le résultat! Je tiens a remercier mon mari Davide Graziosi qui m’a aidé à cadrer certains plans (et qui supporte toutes mes lubies) et Abdelaziz Ben Kaid Hassine qui nous a donné un coup de main au cadre aussi. Ce court répond au concours Kamel Lazaar Foundation que je remercie pour la confiance accordée et d’avoir occupé mon confinement.

Merci à Omar Ben Ali qui m’a amicalement prêté du matos sans quoi cela aurait été plus compliqué encore. Enjoy, j’espère qu’il vous plaira »

Une oeuvre que le public pourra découvrir sur grand écran en attendant le grand rendez-vous avec « Fathallah TV » sur lequel Wided Zoghlami travaille depuis plus de dix ans.

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