Les trois « saints » oubliés de Carthage : Sidi Essid, Sidi Yacoub et Sidi Abdelaziz

Sidi Essid

A Carthage, le mausolée de Lella Salha est connu de tous. Sa situation à Douar Chatt, l’aura de légende qui entoure cette sainte de la tradition populaire et la fréquentation assidue de cette « zaouia » en font un haut-lieu de spiritualité.

D’autres tombes de saints personnages se trouvent à Carthage. Elles sont peu connues et peu fréquentées. Parfois, on sait peu de choses de ces sépultures consacrées par la tradition.

Sidi Abdelaziz

Dans le cas de Sidi Essid, il s’agit d’une simple « koubba », une coupole, que les fidèles vénèrent et où ils se rendent pour allumer des bougies et prier.

En contrebas de la colline de Byrsa, ce mausolée en plein air est d’une simplicité absolue et salue la tradition d’un saint personnage dont on dit qu’il est originaire de Gafsa.

Sidi Yacoub

Non loin de là, à l’ombre d’un petit cimetière qui se trouve sur la grande avenue de Carthage Hannibal, un autre mausolée se cache loin des regards.

Il s’agit de la « zaouia » de Sidi Abdelaziz. Bien sûr, il ne s’agit nullement de celui de la Marsa. Ici, c’est la sépulture de Sidi Abdelaziz Jarrah Al Koraichi qui continue à être honorée par des fidèles de la région.

Sidi Yacoub

Peu de choses sont connues à propos de ce saint personnage. Sinon que les noms qu’il porte attestent d’une longue lignée.

Le troisième saint dont nous voudrions évoquer la présence à Carthage n’est autre que Sidi Yacoub dont le mausolée fait face aux citernes de la Malga.

Sidi Yacoub

Déserté depuis des années et quasiment désaffecté, ce mausolée est d’une taille relativement importante et comprend une petite mosquée, une medersa-bibliothèque et la sépulture du « saint ».

Les fidèles continuent toutefois à y venir, malgré l’état des lieux et au moins pour une célébration annuelle. De plus, les servants de la « zaouia » habitent à sa proximité.

Nous vous proposons de découvrir en photos, ces trois lieux sanctifiés par la ferveur populaire avant de leur consacrer des chroniques en bonne et due forme.

Sidi Yacoub

Crédit photos : Hatem Bourial

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