Surgis de nos enfances, les pèse-personnes de l’avenue

J’en garde un souvenir très précis qui remonte au milieu des années soixante.

Et, aujourd’hui, lorsque je croise, au fil des rues, des camelots qui vous proposent de vous peser sur de petites bascules, pour une poignée de millimes, c’est la silhouette massive de ces pèse-personnes qui resurgit.

Ces bascules comme nous disions, étaient au nombre de deux. La première se trouvait à la rue Es-Sadikia (rue Nasser aujourd’hui) et la deuxième, sous les Arcades de l’avenue de France. Peut-être y en avait-il d’autres mais je ne m’en souviens pas.

De la taille d’un réfrigérateur, elles étaient fort visibles et il suffisait de monter sur leur plateau et y glisser une pièce de vingt millimes pour connaître votre poids.

La machine débitait un ticket blanc imprimé qui indiquait votre poids et vous invitait à considérer une tare moyenne d’un kilo.

Ces machines à peser sont longtemps restées en place. Au moins une quinzaine d’années pour celle qui se trouvait à la rue Es-Sadikia.

Un jour, elles ont disparu. Depuis, elles hantent certains souvenirs et peuvent resurgir au gré d’une photographie.

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