Flux de réfugiés libyens : Réunion de coordination tuniso-onusienne

Flux de réfugiés libyens : Réunion de coordination tuniso-onusienne

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Une réunion de coordination tuniso-onusienne s’est tenue hier mercredi 8 janvier, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères par intérim Sabri Bachtobji, consacrée à l’examen des préparatifs sur le terrain dans le cadre du plan d’urgence conjoint, en prévision de tout flux humain massif en provenance de Libye si la situation se détériore dans ce pays.

La réunion s’est déroulée en présence du Coordonnateur résident des Nations Unies en Tunisie Diego Zorrilla et des représentants du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, de l’Organisation internationale pour les migrations, de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que des représentants des ministères et structures tunisiens concernés, rapporte l’agence TAP.

Sabri Bachtobji a souligné au cours de cette réunion la nécessité d’accélérer le rythme des réunions de coordination entre toutes les structures et les parties concernées et d’assurer une bone préparation effective à toute répercussion humanitaire éventuelle de la détérioration de la situation sécuritaire en Libye.

A cet égard, il a souligné l’engagement du président de la République à préserver la sécurité nationale de la Tunisie et la dignité des demandeurs d’assistance et secours humanitaires, tout en leur assurant une couverture sociale et psychologique, dans le cadre des obligations internationales de la République tunisienne.

En mai dernier, plusieurs réunions avaient eu lieu pour mettre à jour le plan d’urgence et contrôler les mécanismes d’intervention en fonction de l’évolution de la situation en Libye.

Le coordinateur du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Naoufel Tounsi, avait alors confirmé le renouvellement du plan d’urgence dans la perspective d’une éventuelle escalade en Libye et de la possibilité que 25 mille personnes viennent se réfugier en Tunisie.

Un chiffre contextuel bien qu’aujourd’hui les prévisions tablent sur un nombre de réfugiés beaucoup plus imposant.

Ce plan prévoit notamment la localisation du camp ou centre d’hébergement des réfugiés et le contrôle de la qualité de l’aide qui leur sera fournie en prévision des flux migratoires que risque de vivre la Tunisie si la situation en Libye s’envenime.

Le chef de l’Etat, Kais Saied, a indiqué lors de la réunion, mardi 7 janvier au Palais de Carthage du Conseil de sécurité nationale, que « tout indique que la situation en Libye est susceptible de connaitre davantage de complexité », soulignant la nécessité que les préparatifs nationaux pour ces développements possibles soient « à la hauteur de l’étape ».

Le chef de l’Etat a souligné à cet égard la nécessité de « bien se préparer à tous ces développements, qui sont non seulement liés à la sécurité et à la possibilité qu’un certain nombre de terroristes infiltrent la population réfugiée en Tunisie, mais aussi à le rapatriement d’un certain nombre d’étrangers, qui pourraient se réfugier sur le sol tunisien, comme cela s’est produit en 2011 ».

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