Appareil secret : Le procureur de la République dévoile les étapes de l’instruction

Le Procureur de la République près le pôle judiciaire a publié, ce lundi 23 septembre 2019, une déclaration détaillée concernant les procédures des trois plaintes relatives à « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha et les différentes étapes de l’instruction de l’affaire.

Cette affaire est revenue au devant de la scène lorsque le collectif de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi ont indiqué, samedi, avoir épuisé tous les moyens depuis plus d’un an concernant l’affaire de « l’appareil secret d’Ennahdha », signalant que le parquet près du tribunal de première instance de Tunis n’a pas émis la décision de transférer ladite affaire au juge d’instruction.

Dans sa déclaration, publiée par l’agence TAP, le Procureur de la République près le pôle judiciaire indique que la première plainte déposée par 43 députés et la deuxième plainte introduite par le parti Courant populaire saisies par l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes d’El Gorjani, ont été transférées au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme le 20 septembre 2019.

Pour ce qui concerne la troisième plainte saisie par l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes relevant de la Garde nationale d’El Gorjani, elle a été présentée au Procureur de la République près le tribunal militaire permanent de Tunis.

Cette plainte a été présentée par le représentant légal du parti du Courant populaire, le représentant légal du parti des Patriotes démocrates unifié (Ppdu) et par les héritiers de Mohamed Bhrami contre le président d’Ennahdha et ses collaborateurs.

Selon la déclaration, cette plainte déposée pour suspicion de création d’un appareil secret « est en cours d’instruction en attendant l’ordonnance des réquisitions et l’audition d’autres parties pour les besoins de l’enquête ».

Rappelons que les membres du collectif de défense de l’affaire Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi ont organisé, jeudi dernier, un sit-in dans les locaux du Tribunal de première instance de Tunis 1 pour demander au parquet d’examiner l’affaire de l’appareil secret ou de la classer.

En réponse à l’appel de l’Association des magistrats tunisiens, les magistrats tunisiens sont entrés le lendemain en grève générale avec présence sur les lieux de travail dans tous les tribunaux de la République.

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