Thomas Cook fait faillite : Quelles conséquences sur la Tunisie ?

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« Les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat », a annoncé le groupe Thomas Cook, l’un des plus grands Tour-opérateurs dans le monde, déclarant ainsi sa faillite.

En parallèle, l’Autorité britannique de l’aviation civile (CAA) a ajouté que « toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées ».

Ainsi une grande opération de rapatriement devrait avoir lieu dans la mesure où Thomas Cook compte en permanence quelque 600.000 clients à travers le monde, que les Etats ou les compagnies d’assurance vont désormais devoir rapatrier.

Le rapatriement sera donc organisé par l’Autorité britannique de l’aviation civile (CAA), comme elle l’avait fait pour la faillite de la compagnie aérienne britannique Monarch en octobre 2017.

Un tel événement qualifié de « désastre » dans le domaine du tourisme va-t-il impacter les intérêts tunisiens ? Les premières données affirment que oui, le secteur touristique tunisien devrait être touché par un tel évènement, d’autant que la Tunisie était sur le point de signer un accord avec ce tour-opérateur.

Cet accord qui devait s’étaler sur trois ans (de 2020 jusqu’à 2022) visait essentiellement la reprise du marché britannique. Le ministère du Tourisme a estimé, notons-le, le nombre de voyageurs britanniques à travers ce TO à  100 mille touristes au cours de l’été 2019. Mais depuis l’annonce de la signature imminente de cet accord, on n’a pas eu de confirmation sur l’aboutissement de cet accord.

Une autre inquiétude règne sur le marché tunisien, celle des impayés de tour-opérateur envers les hôteliers et agences de voyages tunisiens. En effet, il s’avère que plusieurs réservations notamment des mois de juin et de juillet n’ont pas été payées par le voyagiste britannique.

Ce défaut de paiement risque d’impacter lourdement la situation de certains hôtels tunisiens.  D’ailleurs, hier à Hammamet, des touristes anglais se sont retrouvés bloqués par l’hôtelier qui voulait les facturer une deuxième fois pour être sûr d’être payé.

Suite à la réintroduction de la Tunisie parmi les vacanciers britanniques au début de 2018, Thomas Cook a augmenté le nombre de vols et d’hôtels tout au long de l’année pour répondre à la demande de ses clients.

Stefanie Berk, directrice générale de Thomas Cook, leader mondial du tourisme et des voyages, avait confirmé, en mars dernier, la volonté du groupe de développer davantage ses activités en Tunisie.

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