Politique : Huit ans de trahisons et la mascarade continue

Politique : Huit ans de trahisons et la mascarade continue

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C’est peut-être le mot « trahison » qui, ces dernières années, est le plus revenu dans le lexique politique.

C’est que nous n’avons pas manqué de péripéties dans ce domaine précis. A commencer par la trahison des promesses électorales par les vainqueurs du scrutin de 2014.

Ces promesses non tenues ont laissé un goût amer dans l’électorat et conditionneront longtemps le rapport des Tunisiens à la politique.

De fait, le plus grand service qui a été rendu depuis la Révolution au parti islamiste, ce sont ces promesses en l’air de Béji Caied Essebsi qui a floué les électeurs qui lui ont donné leur confiance en s’alliant aux nahdhaouis puis imposé son fils à la tête d’un parti de Nidaa Tounes, désormais en mille morceaux.

« Trahison » aussi lorsqu’on se rend compte du spectacle pitoyable de toute une classe politique obnubilée par les fauteuils et les avantages acquis au point d’en oublier tout principe d’appartenance.

« Trahison » encore lorsqu’une assemblée élue reste figée et ne permet pas au pays de progresser en différant les votes cruciaux et en privilégiant les agendas partisans sur la sortie de crise de tout un pays.

« Trahison » enfin lorsqu’on voit les tiraillements qui traversent les partis politiques et les retournements de veste des uns et des autres.

Huit ans que ce nouveau folklore politique enfonce le pays et écœure les Tunisiens. Huit ans qui débouchent sur une nouvelle législature sans que des changements ne soient perceptibles. Huit ans d’échecs et ce sont les mêmes qui se préparent à solliciter nos votes avec pour seul bilan des errements, des fuites en avant et chacun son lot de trahisons…

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