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Washington Post : Répondre à l’appel de Daech, personne ne l’a fait comme les Tunisiens!

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Capture d’écran, des Tunisiens terroristes de Daech

Dans un article publié ce samedi 11 mai par le Washington Post, le journal américain revient sur la désolante histoire de l’embrigadement des Tunisiens dans les rangs de l’organisation terroriste Daech.

Intitulé « Aucune nationalité n’a répondu à l’appel de Daech comme l’ont fait les Tunisiens, maintenant ils sont coincés », le dossier fait état d’un dilemme auquel est exposée la société tunisienne, celui du retour des terroristes tunisiens ayant combattu dans le rangs de Daech en Irak, en Syrie et en Libye.

« Lorsque les dirigeants de l’État islamique ont déclaré leur califat en Irak et en Syrie, aucune nationalité étrangère à ces pays n’a répondu à l’appel de se battre pour elle, comme l’ont fait les Tunisiens.

Maintenant, quelques semaines après la défaite du califat, la Tunisie est confrontée à cet héritage. Des milliers de combattants tunisiens et des membres de leur famille seraient détenus en Syrie et en Irak, ainsi qu’en Libye », a-t-on précisé.

En effet, le journal estime que ce défi de taille représente une menace pour le pays, qui est déja déstabilisé sur le plan économique et social.

« Alors que leurs proches tentent de les ramener en Tunisie, les autorités tunisiennes sont réticentes, craignant que même la moindre progéniture de militants de l’État islamique ne sème les bases d’un futur radicalisme », peut-on encore lire.

L’article cite en particulier l’histoire de la lutte d’une grand-mère tunisienne originaire de Kairouan, qui se bat pour se réunir avec ses jeunes petits-enfants, qu’elle n’a jamais rencontrés.

« Les autorités tunisiennes avaient bloqué ses efforts. Le seul crime des enfants, semble-t-il, est que leur défunt père ait rejoint l’État islamique. Trois des enfants sont bloqués dans un camp de réfugiés surchargé du nord de la Syrie sans nourriture ni soins médicaux adéquats », précise le journal.

Selon les Nations Unies, au moins 5000 Tunisiens se sont rendus en Syrie, en Irak et en Libye à la suite des soulèvements du Printemps arabe de 2011, plus que toute autre nationalité étrangère à ces pays.

Les autorités tunisiennes affirment que ce chiffre est inférieur, de l’ordre de 3000, même s’il reste le plus grand nombre de combattants étrangers par habitant au monde. Beaucoup ont fini par rejoindre l’État islamique et ont fondé des familles.

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