L’Université Zitouna répond à la « fatwa » émise contre les députés soutenant l’égalité dans l’héritage

Le président de l’Université Zitouna, Hichem Grissa, a publié un statut sur sa page Facebook pour répondre à la polémique induite par les déclarations de quelques cheikhs de la Zitouna.

Ces derniers ont annoncé, lors d’une journée d’étude organisée par l’association régionale des imams de Sousse sur l’égalité dans l’héritage, l’émission d’une fatwa contre tous ceux qui voteront pour l’égalité successorale. « Vous êtes désormais interdits de voter pour toute personne ou parti qui touchent à la loi sur l’héritage », ont-ils déclaré.

Le cheikh Hichem Grissa a donc préférer répondre concernant cette déclaration, assurant que les fatwas ne sont annoncées et décidées que par le grand mufti de la République.

« Cette proposition a été émise par un des professeurs dans le cadre d’une journée scolaire organisée par l’une des associations de Sousse (et l’université ne faisait pas partie des organisateurs) », assure-t-il, ajoutant que l’université Zitouna s’engage auprès de l’opinion publique à s’abstenir de s’immiscer dans les pouvoirs d’autres structures.

Le président de l’université a rappelé que l’avis officiel de l’institut a été déjà émis, « dont la plus importante (19/8/2018 et 12/12/2018), qui clarifie la position religieuse de cette question ».

« L’université considère que la question de l’élection relève de la liberté personnelle des citoyens et que seule leur conscience pourrait leur dicter leurs positions. Personne n’a le droit de mettre cette pratique [élection] sous l’aile du halal et du haram », a-t-il conclu.

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