Tunisie : La visite de Ben Salmane écourtée en raison des protestations populaires ?

CP : Présidence de la République

La visite controversée du prince héritier d’Arabie Saoudite effectuée hier mardi 27 novembre en Tunisie, n’a duré que trois heures. Selon Jeune Afrique, initialement programmée pour une journée, la visite de Ben Salmane a été écourtée en raison de la protestation et l’opposition exprimée par la société civile. tunisienne.

« Réduite à une escale à Tunis – marquée par une rencontre au sommet avec le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, la visite officielle d’une journée du prince héritier Mohamed Ben Salman a été écourtée en raison de l’opposition exprimée par la société civile tunisienne » a-t-on indiqué.

Avant d’atterrir en Tunisie, le prince héritier était également en visite officielle en Egypte qui a duré toute une journée, durant laquelle des questions politiques ont été notamment exposées avec le président Al-Sissi.

Et c’est le média pro-gouvernement saoudien Al-Arabiya était le premier à annoncer que Ben Salmane a atteri en Tunisie insistant sur le fait que cette visite ne durera que « quelques heures ».

De nombreuses associations et syndicats ont, en effet, manifesté pour dénoncer les abus en matière de droits de l’homme et notamment son éventuelle implication dans le meurtre du journaliste saoudien Khashoggi.

Rappelons-le, des militants, des citoyens, des journalistes, ont organisé, ce mardi 27 novembre 2018, une manifestation à Tunis, contre la visite du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane. Les appels aux protestations contre sa visite se sont multipliés depuis 24h.

Le syndicat national des Journalistes Tunisiens (SNJT) a annoncé que le procureur de la République auprès du Tribunal de première instance de Tunis a autorisé l’ouverture d’une enquête contre le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane.

Le Syndicat a porté plainte contre Ben Salman, lundi, sur base du rapport sur la situation des droits de l’homme au Yémen, « appelant à l’ouverture d’une enquête sur le sujet et à engager les procédures judiciaires nécessaires pour renvoyer le dossier au procureur de la Cour pénale internationale ».

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