Incidents du Tribunal de Ben Arous : Le parquet militaire se saisit de l’affaire

La cour de première instance de Ben Arous a décidé de se dessaisir du dossier de l’affaire du tribunal du gouvernorat, lorsque des sécuritaires se sont rassemblés dans l’enceinte du tribunal administratif de Ben Arous pour protester contre l’arrestation de trois policiers.

La décision a été prise pour « incompétence » et le parquet militaire s’est saisi de l’affaire, a déclaré le procureur militaire.

Une enquête a été ouverte par le parquet « pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat en usant du caractère fonctionnel et d’un attroupement armé ou non armé pour s’attaquer aux personnes ou aux biens, punissable par les articles 32, 77, 78, 79, 107, 114 et 222 du code pénal », indique le parquet militaire dans un communiqué.

Rappelons que le 26 février, des sécuritaires se sont rassemblés dans l’enceinte du tribunal administratif de Ben Arous pour protester contre l’arrestation de trois policiers, accusés de violence envers un accusé impliqué dans l’assassinat de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

Le syndicat de la sécurité républicaine a qualifié les événements de « piège tendu pour envenimer les relations entre le pouvoir judiciaire et les corps de sécurité » et a estimé que l’arrestation de cinq membres de la sécurité, dans l’affaire du détenu victime de violence, « s’est effectuée sous la pression de certains lobbies de la corruption, du terrorisme et de l’intimidation ».

De son coté, le Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) a dénoncé ces incidents et estimant que « ce qui s’est passé dans l’enceinte de la juridiction peut être qualifié de crime organisé ».

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