Affaire EST-ESS : L’arbitre Karim Khemiri dément avoir été approché !

Karim Khemiri, l’arbitre de la rencontre EST-ESS du 15 février dernier, qui a fait couler beaucoup d’encre, a donné sa version finale des faits. Version qui a été rapportée par la Fédération Tunisienne de Football (FTF) via un communiqué.

Selon la FTF, les arbitres du fameux match, conduits par Karim Khemiri, ont été entendus une deuxième fois pour écouter leurs déclarations. Ils ont démenti avoir subi la moindre pression pour changer le cours de la rencontre, indiquant qu’ils n’ont reçu aucune demande dans de sens ni de la part de membres fédéraux, ni de la part d’une quelconque autre partie, indique le communiqué.

Les arbitres ont également démenti avoir reçu un quelconque appel téléphonique durant la mi-temps et ont indiqué qu’il sera facile pour la justice de vérifier ces faits.

L’Etoile jusqu’au bout !

Samedi 24 février, l’Etoile avait réagit à cette affaire en publiant un communiqué dans lequel elle répondait à celui de la FTF publié la veille, accusant l’instance du football de vouloir interférer dans l’affaire du Clasico.

la veille, la FTF avait annoncé via un communiqué avoir décidé de saisir la FIFA concernant les incidents survenus lors du Clasico alors qu’une enquête judiciaire concernant des accusations de corruption au cours de cette rencontre gagnée par l’Espérance (3-2) a été ouverte.

Dans ce match, qui s’est achevé dans une confusion totale, la polémique concernant le comportement de l’arbitre a vite fait d’enflammer et la scène sportive et les réseaux sociaux.

En effet, l’Etoile, qui a déposé une plainte, soupçonne l’arbitre de mauvaise foi. Et il n’est pas surprenant d’apprendre que le juge décide de consulter les appels téléphoniques reçus par Karim Khemiri, avant et à la mi-temps du match.

La FTF veut « calmer » le jeu

Pour calmer le jeu, la FTF a invité le président étoilé Ridha Charfeddine à une réunion avec son président Wadii Jary afin de connaitre sa version des faits et les raisons qui l’ont poussé à suspecter une tentative de corruption. Mais Ridha Charfeddine a refusé de rencontrer Wadii Jary estimant que l’enquête judiciaire au sujet de la rencontre suivrait son cours.

A la suite de ce refus, la FTF a indiqué, dans son communiqué « qu’elle traitera toujours avec impartialité et avec la plus grande fermeté tous les dossiers qui lui sont transmis à condition qu’ils soient solides et présentant des preuves tangibles et irréfutables », annonçant également avoir envoyé un dossier complet au sujet du match EST-ESS à la FIFA et appelant surtout les dirigeants à ne pas ternir l’image du football tunisien sans preuves.

La FTF met en garde l’Etoile

Une mise en garde adressée directement à l’Etoile et son président Ridha Charfeddine contre toute tentative de « ternir le football tunisien par des accusations servant à dénigrer la FTF ».

Samedi dernier, l’ESS a réagi avec fermeté, accusant, dans son communiqué, la FTF de « vouloir interférer dans une affaire où elle veut être juge et partie » et « veut surtout se substituer à l’autorité judiciaire, seule habilitée à traiter le dossier du match EST-ESS ».

L’Etoile indique, dans ce sens qu’elle n’a pas confiance en la FTF qui a toujours fait preuve de laxisme dans de nombreuses autres affaires du même genre par le passé. Pour les Etoilés, le fait d’envoyer le dossier du match à la FIFA est une manière de court-circuiter la justice et classer l’affaire.

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