Ras-le-bol de ces fenêtres murées et nos horizons bouchés…

Crédit photo : Hatem Bourial

Ces fenêtres devant lesquelles je passe quotidiennement sont devenues des métaphores de ce que sont devenues nos vies depuis qu’au nom d’une religion trahie, des apprentis sorciers se sont emparés de la promesse révolutionnaire.

Non content de nous avoir fourvoyé dans des impasses, tenté de mettre à genoux l’Etat tunisien né du mouvement national, ces illusionnistes s’attaquent désormais à nos rêves, aux espoirs de toute une jeunesse et au projet démocratique tunisien.

En voyant ces fenêtres bouchées, ces horizons rognés, je ne peux m’empêcher de penser que notre pays est plein de fenêtres, qu’il est ouvert sur le large, que ses portes et fenêtres ont toujours été hospitalières.

En voyant ces fenêtres, je ne peux m’empêcher de tisser des métaphores, de penser qu’une dictature a d’abord construit des barreaux avant qu’un autre projet idéologique ne vienne encastrer les barreaux dans du ciment, aliénant tout espoir d’horizon ou de lendemains qui chantent.

De même, je ne peux m’empêcher de penser que nous sommes aujourd’hui, ces traces sur les murs, ces graffiti encore informes, qui se cherchent et qui se trouveront.

Quelque soit l’épaisseur des murs ou le calibre des barreaux, il s’agit toujours de lutter, avancer, résister. C’est pour cela que ces murs, ces barreaux, ces goulags ne sauraient être insurmontables ni infranchissables. Une seule condition: avoir la foi que toutes les utopies se dissolvent dans l’action et ne jamais baisser les bras…

Ce ne sont que des mots, je le sais, mais lorsque les vents sont contraires et les usurpateurs arrogants, certaines vérités méritent d’être rappelées et en général, ça va mieux en les disant !

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