Hassiba Rochdi, une diva oubliée

Elle est née en 1918 à Joumine, dans la région de Bizerte, sous le nom de Zohra Abdennebi. Née bédouine au milieu des sillons de l’ennui, elle fera ses premiers pas artistiques à Sfax au début des années trente.

Ensuite, elle montera à Tunis grâce à la complicité de la grande Fathia Khairi. En ce temps, elle avait pour nom de scène Hassiba Sedky mais elle le troquera, à l’instigation de Béchir Ressaissi pour celui de Hassiba Rochdi. La troupe Ressaissi était dirigée à l’époque par Mohamed Triki qui sera son mentor devant l’éternel.

Hassiba chantera, dansera, tournera des films comme « Tergui » en 1935. Elle penchera vers les modes orientaux au point où elle décidera de se rendre en Egypte où elle s’imposera comme chanteuse, danseuse et comédienne. Elle tourna dans des films comme « Dima fil Sahra » ou « Tariq Echouk » et dans des dizaines d’oeuvres pour les studios Misr et Chobra.

En 1945, Hassiba Rochdi ira aux Etats-Unis à l’invitation de réalisateurs américains. Elle chantera dans les plus grands théâtres de New York avec comme musiciens des Libanais ou des Arméniens.

Hassiba Rochdi reviendra en Tunisie en 1955 et continuera à chanter jusqu’au milieu des années 1970. Elle tournera également dans plusieurs films, notamment sous la direction de Omar Khlifi.

Elle continuera ensuite à cultiver son jardin avant de s’éteindre paisiblement le 26 septembre 2012, il y a presque cinq ans.

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