Que d’impolitesses dans le domaine sportif !

Tribune | Par Khaled Ferid BENSOLTANE – Maitre en Droit Public & International

L’ex-ministre des Sports, Tarek Dhiab, sans diplôme !!! Proche du Parti Ennahda, aujourd’hui, consultant à la chaîne privée, bein Sport, a commenté la fin du match Tunisie – Burkina Faso (0-2), toutefois, pas un mot, sur l’attitude du joueur Wahbi Khazri qui a refusé de saluer l’entraîneur à la sortie du terrain, mécontent d’avoir été remplacé.

IL est vrai que Tarek Dhiab a aussi un antécédent qui a fait couler beaucoup d’encre (impoli, en refusant en 2008 de serrer la main d’un ministre alors qu’il était vice-président de l’Espérance Sportive de Tunis*.

La Tunisie a certes perdu son match (2-0) mais la plus grande perte est morale, le joueur Khazri, pas content d’être remplacé, a refusé de saluer l’entraîneur au moment de sa sortie du terrain. Avant de pratiquer le football ou tout autre sport, on devrait, d’abord, éduquer nos joueurs.

Mme Majdouline Cherni, ministre de la Jeunesse et des sports est architecte de formation, elle pourrait peut-être, proposer aux sportifs une belle architecture éducative pour leur cursus.

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[*] Affaire Tarek Dhiab

En mai 2008, il est nommé en tant que vice-président de l’Espérance Sportive de Tunis responsable de la section de football. Le 6 juillet, il défraye la chronique en ne serrant pas la main du ministre des Sports Abdallah Kaâbi, lors de la remise de la Coupe de Tunisie de football, après avoir émis des critiques quant à la gestion d’incidents en marge d’un match de troisième division.

Selon lui, ce serait le ministre qui aurait détourné son regard alors qu’il s’apprêtait à lui tendre la main. Tarek Dhiab est démis de ses fonctions le 11 juillet, alors que la majeure partie des journaux tunisiens n’ont pas commenté cette affaire, et brièvement arrêté le 14 juillet, à la sortie du Parc B au motif que l’assurance de son véhicule n’était pas en règle.

En octobre, il est condamné à un mois de prison avec sursis et une amende de 300 dinars pour délits en rapport avec le code de la route, propos blasphématoires et tentative de corruption sur un agent de police ; il qualifie le procès de « coup monté ».

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