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Sur la colline mystique, autour de Sidi Bou Said, ont vécu douze autres marabouts

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Colline de Sidi Bou SaidLa zaouia de Sidi Bou Said domine la colline qu’ont dit mystique et inspiré… Surnommé Rais el Bhar (Le Maitre des Mers), le saint personnage vécut de 1156 à 1231.

De son vrai nom, Abou Said Ibn Khalef Ibn Yahia Ettamimi Al Béji est le saint-patron du village qui s’est formé autour de son mausolée, cible d’une lâche attaque salafiste ces récentes années.

Si la mosquée et la tombe de Sidi Bou Said sont connues de tous, ce n’est pas le cas des sépultures de plusieurs autres saints personnages qui ont vécu en ces lieux.

Sidi Dhrif et Sidi Chabaane

Les plus connus sont incontestablement Sidi Dhrif, de l’autre côté du promontoire, et Sidi Chabaane dont un café porte le nom. Construit à flanc de colline, face à la mer, ce café a été construit autour de la tombe du saint personnage. C’est le fameux Café des Délices chanté par Patrick Bruel.

De Sidi Boufarès à Sidi Ghebrini

Les marabouts honorés par la mémoire populaire sont nombreux dans ces parages mystiques. Citons Par exemple Sidi Boufarès dont un hôtel porte le nom ou encore Sidi Ghebrini qui a donné son nom à une rue qui abrite une fort réputée galerie d’art.

Citons parmi ces marabouts Sidi Hassine ou Sidi Jebali ou encore Sidi Bou Teraa qui ont tous marqué l’histoire du village.

De Sidi Faouah el Mesk à Sidi Azizi

Non loin du Café des Nattes se trouve la petite zaouia de Sidi Azizi. Ce saint personnage a vécu jusqu’en 1928 et Ahmed Karoui rapporte qu’on le nommait « Babana » (Notre père) et qu’il était aussi auréolé de sainteté.

C’est aussi le cas de Ommi Messaouda qui, selon le même témoin, a vécu jusqu’en 1942 avec une réputation de sainteté émanant de ses actes pieux et généreux.

Sainteté au féminin

On cite également deux autres noms de femmes saintes : Lella Cherifa et Lella Meimoura.
Enfin, Sidi Faouah el Mesk au nom si poétique (celui qui répand les effluves du musc) complète ces douze « saints », compagnons géographiques de Sidi Bou Said.

Dès lors, pourquoi pas, lors d’une veillée de Ramadan, ne pas partir sur leur trace mystique dans le dédale des rues de Sidi Bou Said et de son cimetière marin…

H.B.

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