Ooredoo et le groupe Zain ont franchi une première étape dans la création d’une plateforme régionale commune d’infrastructures télécoms. L’opération regroupe environ 4000 tours au Qatar et au Koweït, avec une participation de 50% pour chacun des deux opérateurs. L’objectif est d’optimiser les investissements et de préparer l’extension de cette structure à d’autres marchés.
Deux portefeuilles réunis dans une même structure
Annoncée le 22 octobre 2026, la première clôture de la transaction permet de réunir les actifs d’Al Abraj, le portefeuille de tours d’Ooredoo Qatar, et ceux d’ITK, associés à Zain Koweït. Les deux groupes détiennent chacun la moitié de la nouvelle plateforme régionale.
Le principe consiste à regrouper la gestion des infrastructures passives, notamment les tours qui accueillent les équipements de télécommunications. Cette organisation doit permettre de réaliser des économies d’échelle et d’améliorer l’efficacité du capital, en s’appuyant sur un modèle opérationnel spécialisé.
L’opération ne signifie toutefois pas une fusion des réseaux des deux opérateurs. Ooredoo et Zain conserveront la propriété et le contrôle de leurs infrastructures actives, notamment les équipements techniques, les logiciels et les droits de propriété intellectuelle nécessaires à l’exploitation de leurs réseaux.
Un modèle destiné à s’étendre
La plateforme a vocation à accueillir progressivement d’autres portefeuilles de tours de télécommunications. Cette extension reste soumise aux conditions de clôture applicables ainsi qu’aux autorisations réglementaires et autres approbations requises.
À terme, la structure prévoit également de proposer des services d’« infrastructure en tant que service » (Infrastructure as a Service). Ce modèle permet aux opérateurs d’accéder à des infrastructures mutualisées, tout en optimisant les capitaux qu’ils consacrent au développement de leurs réseaux.
Pour Ooredoo et Zain, cette approche doit contribuer à soutenir le développement des infrastructures numériques dans la région. Les deux groupes mettent également en avant le potentiel de réduction de l’empreinte carbone lié à une gestion plus efficace des infrastructures partagées.
Une première étape, avant de nouveaux marchés
Le directeur général du groupe Ooredoo, Aziz Aluthman Fakhroo, présente cette première clôture comme une étape importante dans la constitution d’un portefeuille régional appelé à s’élargir grâce à l’intégration future d’actifs provenant d’autres marchés.
Bader Nasser Al-Kharafi, vice-président du conseil d’administration et directeur général du groupe Zain, souligne de son côté l’ambition de développer des plateformes spécialisées, évolutives et durables, capables de valoriser les actifs des deux opérateurs.
À ce stade, l’opération concerne les portefeuilles du Qatar et du Koweït. Son élargissement dépendra des prochaines intégrations et des autorisations nécessaires. La première clôture établit ainsi le cadre commun, sans préjuger du calendrier ni de l’ampleur des futures extensions.
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