Une découverte archéologique majeure a été enregistrée cette semaine à Mahdia avec l’identification d’une nécropole islamique fatimide, la première jamais retrouvée en Tunisie. Détectée après une tempête marine ayant affecté la zone de Borj Eras, la nécropole a fait l’objet de fouilles menées par des spécialistes de l’Institut national du patrimoine.
Un site funéraire inédit
Les fouilles ont permis la mise au jour de plusieurs tombes et de restes humains transférés pour analyses génétiques. L’objectif est à la fois de comprendre les circonstances des décès et d’enrichir les connaissances sur la présence et l’organisation des Fatimides dans la région.
Malgré la succession de nombreuses civilisations en Tunisie, aucune sépulture attribuée aux Fatimides n’avait été identifiée auparavant. Borj Eras comptait déjà des tombes puniques, romaines et ottomanes, notamment celles des janissaires, mais ce site confère désormais à Mahdia une valeur patrimoniale et scientifique inédite.
Un contexte de perturbations climatiques favorisant les découvertes
Les récentes intempéries ont provoqué l’érosion de plusieurs sites côtiers, révélant de nouveaux vestiges archéologiques. À Mahdia, Salakta et Chebba, des opérations de fouilles, de restauration et de documentation ont été menées pour protéger le patrimoine découvert.
Parallèlement, des missions scientifiques ont été conduites sur le littoral de Ras Angela (Bizerte) et à Sidi Mechreg (Sejnane) pour recenser et préserver mosaïques et éléments archéologiques révélés par l’érosion.
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