Les récentes intempéries ont laissé des traces visibles sur le littoral tunisien. À Ghar El Melh, près de Bizerte, environ 4 kilomètres de côte ont été perdus au niveau de la zone dite « Coco Beach », a indiqué Mehdi Belhaj, directeur général de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral.
Selon le responsable, la violence des tempêtes et la forte houle ont accéléré le phénomène d’érosion côtière, fragilisant une bande littorale déjà vulnérable. Le recul du trait de côte observé ces derniers jours illustre l’ampleur de l’impact des aléas climatiques sur certaines zones sensibles du pays.
La situation n’est pas irréversible
Mehdi Belhaj a toutefois précisé que la situation, bien que préoccupante, n’est pas irréversible. « Il faudra un certain temps pour que la nature retrouve son équilibre dans cette zone », a-t-il expliqué, évoquant un processus naturel de reconstitution du littoral qui dépendra notamment des conditions météorologiques à venir.
Cet épisode relance les inquiétudes quant à la vulnérabilité des côtes tunisiennes face aux changements climatiques et à la multiplication des phénomènes extrêmes. Il pose également la question des stratégies d’adaptation et de protection à mettre en œuvre pour préserver durablement ces espaces, à la fois écologiques et économiques.