La coopération entre la Tunisie et le Japon s’ouvre sur de nouvelles pistes dans les secteurs du transport aérien, des infrastructures et de la gestion portuaire. Un nouvel échange entre l’ambassadeur de Tunisie au Japon, Ahmed Chafra, et le vice-ministre japonais Tsuyoshi Kusama a notamment porté sur ces dossiers, selon des informations relayées vendredi 2 octobre par Diwan à partir d’un communiqué de l’ambassade de Tunisie à Tokyo.
Les discussions ont notamment porté sur le transport aérien, un secteur stratégique pour les relations économiques et humaines entre les deux pays. Aucun détail public ne permet toutefois, à ce stade, d’affirmer qu’un nouvel accord, une nouvelle liaison aérienne ou un calendrier précis ait été arrêté à l’issue de cet échange.
Le transport aérien et les ports au cœur des discussions
La gestion des ports figure également parmi les domaines évoqués. La coopération pourrait notamment s’appuyer sur l’expertise japonaise et sur des actions de formation, notamment avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Cette orientation s’inscrit dans une coopération déjà ancienne entre Tunis et Tokyo dans le domaine des infrastructures et du développement des compétences. Le Japon avait notamment placé les « infrastructures de qualité » au cœur de ses engagements lors de la TICAD7, organisée à Yokohama en 2019. Les documents japonais liés à cette conférence prévoyaient notamment un soutien au développement des infrastructures, à l’amélioration de la connectivité ainsi qu’au renforcement des capacités dans le secteur maritime et la gestion des ports.
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Le nouvel échange revêt un intérêt particulier puisqu’il concerne également la mise en œuvre du mémorandum de coopération consacré aux investissements dans les infrastructures de qualité, conclu entre la Tunisie et le Japon lors de la TICAD7.
Un mémorandum de la TICAD7 à concrétiser
L’ambassade du Japon en Tunisie rappelle que cette rencontre de 2019 avait notamment donné lieu à la signature d’un mémorandum sur les « investissements dans les infrastructures de qualité ». La JICA considère toujours la réalisation des engagements issus de la TICAD7 comme un axe de son action en Afrique.
La question est désormais de savoir si les discussions engagées à Tokyo déboucheront sur des projets tunisiens identifiés, des programmes de formation supplémentaires, une assistance technique ou éventuellement des investissements dans les infrastructures portuaires et le transport. À ce stade, les éléments rendus publics ne permettent pas encore d’identifier un montant, un projet précis ou un calendrier d’exécution.
Le dossier mérite donc d’être suivi. Il pourrait constituer un nouveau volet concret du partenariat tuniso-japonais, après la dynamique enclenchée autour de la TICAD et renforcée lors de la TICAD8 organisée à Tunis en 2022.