Environ deux millions de motos circuleraient en Tunisie, mais seules 20.000 disposeraient d’une immatriculation officielle, selon les chiffres de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) rapportés par l’agence TAP. Dans ce contexte, les demandes d’assurance progressent fortement, avec 40.877 demandes attendues en 2026, selon la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA).
Le contraste est saisissant. Alors que le parc des motos en circulation en Tunisie est estimé à environ deux millions de véhicules, le nombre de deux-roues officiellement immatriculés ne dépasserait pas 20.000, selon les données de l’ONSR citées lundi par la TAP. Cet écart met en évidence l’ampleur du défi administratif et réglementaire que représente le suivi de ces véhicules.
La question ne se limite pas à l’immatriculation. L’assurance constitue également un enjeu majeur, dans un contexte où les autorités cherchent à encourager les propriétaires de motos à respecter leurs obligations et à renforcer la sécurité routière.
Les demandes d’assurance en hausse de 50,3%
Les chiffres communiqués par la FTUSA témoignent d’une progression du recours au dispositif de répartition des demandes d’assurance. À fin septembre 2026, celui-ci avait traité 30.658 demandes, contre 20.398 pour l’ensemble de l’année 2025, soit une augmentation de 50,3%.
Le directeur général par intérim de la Fédération, Imed Hamdi, prévoit que le total atteindra 40.877 demandes à fin décembre, ce qui représenterait presque le double du volume enregistré en 2025.
Cette évolution doit toutefois être interprétée avec prudence : les chiffres portent sur les demandes réparties entre les compagnies d’assurance et ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer combien de contrats ont effectivement été conclus ni quelle proportion du parc est assurée.
Un dispositif élargi et des contrôles renforcés
La FTUSA explique cette progression notamment par l’élargissement du mécanisme de répartition aux motos de 50 à 125 cm³, alors qu’il concernait auparavant les véhicules de moins de 50 cm³.
Imed Hamdi évoque également les campagnes de contrôle menées en coordination avec les autorités sécuritaires pour vérifier la souscription à l’assurance et le port du casque.
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