La Tunisie a appelé à un arrêt immédiat des opérations militaires dans la région, à l’occasion d’une réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères tenue à distance dimanche 8 mars 2026.
Lors de cette réunion du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a évoqué « la situation délicate que traverse la nation arabe » dans un contexte marqué par une escalade militaire susceptible de menacer la sécurité et la paix régionales et internationales.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur du respect de la souveraineté des États et de l’intégrité de leurs territoires. Il a également condamné toute attaque visant des pays arabes ou portant atteinte à leur souveraineté territoriale.
Appel à la sagesse et au dialogue
Dans ce contexte, le ministre a exprimé la solidarité totale de la Tunisie avec plusieurs pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn, le Oman, les Émirats arabes unis, la Jordanie et l’Irak.
Il a renouvelé l’appel de la Tunisie à une cessation immédiate des opérations militaires et à privilégier « la sagesse et la raison », en soulignant que le dialogue et la négociation demeurent le seul moyen de régler les différends et les conflits. Le ministre a également appelé la communauté internationale à agir rapidement pour mettre fin à cette escalade jugée dangereuse.
La question palestinienne au cœur de la stabilité régionale
Par ailleurs, Mohamed Ali Nafti a estimé que la sécurité et la stabilité durables dans la région ne pourront être garanties sans la restitution des droits légitimes du peuple palestinien. Il a réaffirmé la position constante de la Tunisie en faveur de la création d’un État palestinien indépendant et souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Jérusalem comme capitale.
Le ministre a également exprimé la solidarité de la Tunisie avec le Liban face aux atteintes à sa souveraineté, à sa sécurité et à sa stabilité.
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En conclusion, il a appelé à renforcer les principes de fraternité et de bon voisinage entre les États musulmans, dans le respect des règles du droit international et des principes fondateurs de l’Organisation de la coopération islamique.