L’Office du commerce de la Tunisie (OCT) a lancé un appel d’offres portant sur le débarquement et le transport de 48 000 tonnes de sucre roux importées et débarquées au port commercial de Bizerte au titre de l’année 2026. Cette opération s’inscrit dans le dispositif logistique destiné à assurer l’acheminement d’une matière première essentielle à l’approvisionnement du marché tunisien.
Publié en septembre 2026, l’appel d’offres n°13-2026 concerne des prestations de manutention et de transport à l’intérieur du port de Bizerte. Il s’agit d’un marché public ouvert, financé sur le budget de l’Office, avec un lot unique et une sélection fondée sur le critère du moins-disant.
Des opérateurs spécialisés sollicités pour une opération logistique d’envergure
Le marché concerne directement les entreprises spécialisées dans les opérations de manutention portuaire et le transport de marchandises en vrac. Le volume annoncé, de 48 000 tonnes, représente un défi logistique qui nécessite des moyens adaptés pour assurer le déchargement des navires et le déplacement du sucre roux au sein de l’espace portuaire.
L’appel d’offres prévoit un cautionnement provisoire de 8 000 dinars et une durée d’exécution annoncée de 363 jours dans la programmation du marché. Les prestations doivent débuter le 1er octobre 2026, selon la fiche publiée sur le portail national des marchés publics.
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Initialement, la date limite de réception des offres avait été fixée au 23 septembre, avant que l’Office du commerce ne publie un avis affichant une échéance au 2 octobre 2026. Cette évolution du calendrier mérite d’être relevée, alors que l’attribution du marché et les conditions définitives de son exécution restent des éléments importants pour identifier les opérateurs retenus et le coût réel des prestations.
Les coûts logistiques et la régularité de l’approvisionnement en question
Au-delà de la manutention, cette opération soulève la question des coûts logistiques liés à l’importation du sucre roux. Les frais de débarquement, de déplacement à l’intérieur du port, de stockage éventuel et de transport vers les centres de traitement constituent autant de composantes susceptibles de peser sur le coût global de l’approvisionnement.
Le recours à des marchés distincts pour les différentes étapes de la chaîne logistique illustre cette organisation. En juin 2026, l’OCT avait notamment lancé un autre appel d’offres relatif au transport terrestre du sucre blanc importé et d’autres produits depuis les ports de Bizerte et de Radès vers ses centres de stockage et ses sous-traitants.
Les difficultés de mobilisation des transporteurs constituent également un enjeu à surveiller. Un précédent marché de transport terrestre portant notamment sur 68 000 tonnes de sucre blanc entre Bizerte et Radès avait été déclaré infructueux en raison de l’absence de soumissionnaires. Bien que distinct de l’appel d’offres actuel, cet épisode souligne les contraintes auxquelles peuvent être confrontées les opérations logistiques de l’Office.