La Tunisie dispose désormais officiellement de sa feuille de route économique et sociale pour les cinq prochaines années. Après son adoption par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le 10 juillet, le Plan de développement 2026-2030 a été définitivement validé, vendredi 17 juillet, par le Conseil national des régions et des districts (CNRD), marquant l’achèvement de son parcours institutionnel.
Le texte a été adopté par 56 voix pour, six contre et cinq abstentions, une semaine après le vote favorable de l’ARP, qui l’avait approuvé par 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions.
Le processus législatif arrive à son terme
Avec ce second vote, le Plan de développement 2026-2030 devient la référence des politiques publiques pour les cinq prochaines années. Son adoption par les deux chambres parachève le processus législatif prévu par les institutions tunisiennes.
Le document fixe les grandes orientations économiques et sociales du pays jusqu’en 2030. Il ambitionne notamment de soutenir la croissance, de réduire les disparités régionales et de renforcer le développement économique et social, tout en améliorant la gouvernance publique et l’efficacité des services de l’État.
Des objectifs économiques, sociaux et énergétiques
Le Plan table sur une croissance économique d’environ 4,2% à l’horizon 2030, une réduction progressive du déficit budgétaire à près de 3% ainsi qu’une maîtrise de la dette publique à 80% du PIB.
Sur le plan social, il vise à ramener le taux de pauvreté sous le seuil de 15% et à améliorer l’indice de développement humain (IDH) afin de faire entrer la Tunisie dans la catégorie des pays à développement humain très élevé.
Le volet énergétique prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 35% du mix énergétique d’ici 2030, tout en réduisant de 30% la consommation nationale d’énergie primaire grâce aux mesures d’efficacité énergétique. Le texte prévoit également la modernisation des réseaux ainsi qu’une meilleure valorisation des eaux usées.
Au-delà de ces objectifs chiffrés, le Plan de développement 2026-2030 met l’accent sur la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la protection de l’environnement et un développement territorial plus équilibré, qui devront guider l’action publique jusqu’à la fin de la décennie.
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