Le retour à la normale dans l’approvisionnement en eau minérale ne devrait finalement intervenir que progressivement à partir de septembre, selon une nouvelle déclaration de Lassâad Mezah, président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées. Alors qu’un rétablissement était encore annoncé dans les prochains jours, le responsable mise désormais sur une baisse de la consommation pour permettre aux producteurs de retrouver progressivement leur rythme habituel.
Une amélioration attendue en septembre
Intervenant lundi 24 août sur les ondes de la Radio nationale, Lassâad Mezah a indiqué que la situation devrait commencer à s’améliorer à partir de septembre, principalement sous l’effet de la diminution attendue de la consommation.
Il s’agit donc d’un nouveau décalage du calendrier de normalisation, alors que les difficultés d’approvisionnement persistent dans plusieurs régions.
Cette amélioration reste toutefois présentée comme une perspective et non comme une échéance ferme. La disponibilité des bouteilles dépendra notamment de la capacité des unités de production à reprendre un fonctionnement plus régulier.
La chaleur et les coupures électriques toujours en cause
Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées continue d’attribuer les perturbations aux conditions exceptionnelles enregistrées cet été.
La forte chaleur ainsi que les coupures d’électricité ont affecté le fonctionnement des usines et certains de leurs équipements, limitant les capacités de production alors même que la demande connaissait une forte progression.
Cette combinaison entre une consommation élevée et des contraintes pesant sur la production a contribué aux tensions observées sur le marché de l’eau minérale.
Un calendrier plusieurs fois repoussé
Cette nouvelle échéance contraste avec les précédentes annonces formulées par le même responsable. Le 20 août, Lassâad Mezah évoquait encore un retour à la normale « dans quelques jours ».
Plus tôt, une amélioration avait également été annoncée pour la semaine suivante. Le calendrier s’est donc progressivement décalé, illustrant les difficultés rencontrées par le secteur pour absorber les effets de la canicule et des perturbations électriques.
Pour l’heure, les producteurs tablent sur une détente progressive en septembre, sans pouvoir garantir une date précise de retour à une situation normale.
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