Le président de la République, Kaïs Saïed, a consacré une réunion tenue lundi 5 octobre 2026 au palais de Carthage au suivi de l’application de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur dont le chômage s’est prolongé.
La réunion s’est tenue en présence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued.
Selon la Présidence de la République, les discussions ont porté sur les différentes étapes franchies dans la mise en œuvre des dispositions de cette loi, qui concerne les recrutements dans le secteur public et la fonction publique.
Saïed revient sur les conditions de recrutement
Lors de cette réunion, Kaïs Saïed est revenu sur les causes qui ont, selon lui, conduit à prolonger la période de chômage d’une partie des diplômés de l’enseignement supérieur.
Le chef de l’État a notamment évoqué des recrutements qui auraient été effectués, au cours des dernières décennies, sur la base de diplômes falsifiés ou au profit de personnes ne disposant pas des qualifications requises pour participer aux concours concernés.
Il a également dénoncé des recrutements fondés sur les appartenances et les relations plutôt que sur les qualifications.
Selon Kaïs Saïed, les diplômés aujourd’hui concernés par le chômage de longue durée ne se trouvent pas dans cette situation par choix, mais en raison de pratiques ayant privé certains candidats de leurs droits et accordé des avantages à d’autres.
Le président de la République a également évoqué des avantages ayant, selon lui, contribué au gaspillage de l’argent public.
Une loi adoptée en décembre 2025
La loi n°18 de 2025 instaure des dispositions exceptionnelles permettant le recrutement de diplômés de l’enseignement supérieur dont le chômage s’est prolongé dans le secteur public et la fonction publique.
Le dispositif prévoit notamment une plateforme numérique destinée à l’inscription et au classement des candidats selon les critères fixés par la législation.
Les recrutements doivent être réalisés par tranches sur une période maximale de trois ans.
La réunion du 5 octobre a porté sur l’avancement de ce processus. Le communiqué de la Présidence ne fournit pas de calendrier détaillé des prochaines étapes.
Kaïs Saïed a conclu en réaffirmant que les engagements pris seraient respectés et que l’État poursuivrait la mise en œuvre du dispositif prévu par la loi.
Cette réunion intervient également alors que des diplômés chômeurs mobilisés dans le cadre de la « Marche de la dignité », partie de Menzel Bouzaiane, poursuivent leur mouvement pour réclamer l’application de la loi n°18.
Lire aussi: