Le projet de création d’un centre de traitement des cancers dans le Grand Tunis avance. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé, mercredi 14 octobre 2026, une séance de travail consacrée à la présentation des résultats de l’étude de faisabilité technique et économique de ce projet, avec le soutien du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe.
Selon un communiqué du ministère de la Santé, la réunion s’est tenue en présence du gouverneur de Ben Arous. Le futur établissement doit proposer une prise en charge intégrée des patients atteints de cancer, en réunissant plusieurs spécialités et modalités thérapeutiques au sein d’une même structure.
Chimiothérapie, radiothérapie et médecine nucléaire au programme
Le centre envisagé devrait assurer plusieurs types de soins, notamment la chimiothérapie, la radiothérapie, la chirurgie oncologique, la médecine nucléaire et les soins palliatifs. Cette approche vise à renforcer les capacités du secteur public en matière de lutte contre le cancer et à améliorer la continuité du parcours de soins des patients.
La réunion consacrée à l’étude de faisabilité constitue une étape préparatoire importante pour un projet dont la réalisation dépendra notamment des suites données aux conclusions techniques et économiques. À ce stade, le communiqué du ministère ne précise ni le coût global de l’investissement, ni le calendrier prévisionnel des travaux, ni la date envisagée pour la mise en service du centre.
Réduire les délais d’attente et renforcer les capacités publiques
La création de cette structure s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités sanitaires de développer les services de prise en charge du cancer et de mieux répondre aux besoins futurs de la population. Le regroupement de plusieurs disciplines au sein d’un même établissement pourrait faciliter la coordination entre les traitements et limiter les déplacements des patients entre différentes structures médicales.
La réduction des délais d’attente figure également parmi les objectifs annoncés. Son effectivité dépendra toutefois des capacités qui seront effectivement mises en place, notamment en matière d’équipements, de personnel médical et paramédical, de disponibilité des traitements et d’organisation des consultations.
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Le soutien du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe constitue un élément du montage du projet. Les modalités précises de ce soutien, son montant et les conditions de financement n’ont cependant pas été détaillés dans le communiqué.
Au-delà de la construction d’un nouvel établissement, l’enjeu sera donc de garantir les ressources humaines et matérielles nécessaires à son fonctionnement, afin que le futur centre contribue concrètement à améliorer l’accès aux soins oncologiques dans le Grand Tunis et à renforcer l’offre publique de traitement du cancer.