Une nouvelle passerelle professionnelle s’ouvre entre Tunis et Rome. Une convention de coopération a été signée ce lundi entre Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant, Agence tunisienne de la formation professionnelle et la société italienne UMANA, avec pour objectif de renforcer les opportunités d’emploi des jeunes Tunisiens dans le cadre d’une migration professionnelle organisée et légale.
Un accord pour répondre aux besoins du marché italien
Signée au siège du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cette convention vise à mettre en relation les compétences tunisiennes avec les besoins concrets des entreprises italiennes.
La présidente d’UMANA, Raffaella Caprioglio, a souligné que cet accord constitue une nouvelle étape dans le renforcement de la migration organisée entre la Tunisie et l’Italie, avec une approche centrée sur l’insertion professionnelle structurée.
Des contrats légaux et l’égalité salariale garanties
L’un des points majeurs mis en avant par la partie italienne concerne la sécurisation juridique des recrutements. L’agence, agréée par les autorités italiennes, s’engage à proposer aux candidats tunisiens des contrats légaux conformes au droit du travail italien, avec des conditions équitables.
La responsable a insisté sur la garantie d’égalité salariale entre les travailleurs tunisiens et leurs homologues italiens, un élément clé pour crédibiliser cette filière de mobilité professionnelle.
Un recrutement flexible selon les besoins des entreprises
Le processus ne sera pas limité à quelques spécialités fixes. Les profils recherchés dépendront directement des besoins exprimés par le tissu économique italien, ce qui ouvre la porte à plusieurs secteurs d’activité.
La convention prévoit également un volet de formation préalable, afin de préparer les candidats tunisiens aux exigences techniques et professionnelles avant leur prise de poste.
Cet accord illustre la montée en puissance des partenariats bilatéraux de mobilité professionnelle entre la Tunisie et l’Europe. Dans un contexte marqué par la recherche de voies légales d’emploi à l’étranger, cette initiative pourrait offrir aux jeunes Tunisiens une alternative structurée, encadrée et plus sécurisée vers le marché du travail italien.
