La Tunisie commence à traduire sa stratégie de développement des industries électroniques en mesures plus opérationnelles. Le comité de pilotage de l’étude consacrée au secteur a adopté les trois premières recommandations et lancé la préparation de cinq fiches métiers destinées aux prochaines étapes du projet.
Trois premières recommandations adoptées
Réuni au siège de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), le comité de pilotage a examiné les premiers résultats de l’étude sur les industries électroniques tunisiennes.
L’APII ne détaille toutefois pas, dans son communiqué, le contenu des trois recommandations adoptées. Le comité a également examiné les axes devant servir à l’élaboration de cinq fiches métiers, qui doivent contribuer à préparer la suite du projet.
L’objectif affiché est de moderniser le tissu industriel et de favoriser l’implantation d’activités à plus forte valeur ajoutée. La Tunisie cherche notamment à renforcer sa position dans la conception, la fabrication et l’intégration de systèmes électroniques destinés aux marchés européen et africain.
Le secteur doit désormais monter en gamme
Cette nouvelle étape intervient quelques mois après l’adoption puis la signature du Pacte pour la compétitivité du secteur des industries électroniques, qui fixe une feuille de route à l’horizon 2030.
Le pacte signé en avril prévoit notamment de porter les exportations du secteur à 7 milliards de dinars en 2030, contre environ 3,5 milliards en 2025, et de créer 30.000 emplois directs supplémentaires. Il vise également à accélérer la montée en gamme technologique, renforcer l’intégration locale, stimuler l’investissement et développer les exportations.
L’enjeu est donc désormais de passer des orientations générales à des actions permettant aux entreprises tunisiennes de se positionner sur des activités davantage créatrices de valeur et de mieux répondre aux besoins des chaînes industrielles internationales.
Les compétences au cœur de la prochaine étape
La préparation des cinq fiches métiers donne une première indication sur cette dimension opérationnelle. La question des compétences constitue en effet un élément central pour accompagner la transformation du secteur, parallèlement aux investissements et à l’innovation.
Le projet s’inscrit dans la Stratégie industrielle et d’innovation 2035 du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et prolonge une étude menée par l’APII et la GIZ entre 2023 et 2025 sur les spécialités industrielles prometteuses.
Plusieurs acteurs publics et privés participent aux travaux, parmi lesquels la Direction générale des industries manufacturières, le Centre d’études et de recherches des télécommunications (CERT), le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME), INNOV ALLIANCE TECH, la Tunisian Automotive Association et le pôle Mécatronique de la GIZ.
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