Le projet de restructuration et de modernisation d’El Fouladh, à Bizerte, entre dans la dernière phase des négociations avec la Banque islamique de développement (BID). Estimé à 330 millions de dinars, il vise à tripler la capacité de production de l’entreprise publique et à couvrir localement les besoins tunisiens en billettes d’acier. Le financement reste toutefois soumis à l’approbation des instances de la banque.
330 MD pour moderniser l’outil industriel
Une mission de la Banque islamique de développement s’est rendue à Bizerte pour examiner le financement du programme de restructuration et de modernisation d’El Fouladh. Selon le PDG de l’entreprise, Sami Kabtini, cette visite constitue la dernière étape des négociations engagées autour de ce projet, dont le coût est estimé à 330 millions de dinars.
Le programme prévoit notamment l’installation d’un four-poche, l’acquisition d’équipements de coulée continue, la réalisation d’études d’ingénierie et la modernisation des unités de production. L’objectif annoncé est de porter la capacité industrielle à environ trois fois son niveau actuel.
Cette montée en puissance doit permettre à El Fouladh de mieux répondre à la demande nationale en billettes d’acier, un produit utilisé dans la fabrication de produits sidérurgiques. Le renforcement de la production locale pourrait ainsi contribuer à réduire le recours aux importations, sans que les volumes concernés ni les économies attendues aient été précisés.
Au-delà de la modernisation des équipements, le projet vise également à préserver l’activité de l’entreprise et les emplois qui en dépendent. Il s’inscrit dans un enjeu industriel plus large : renforcer les capacités productives nationales tout en redonnant à El Fouladh les moyens de répondre aux besoins du marché tunisien.
Un financement encore soumis à l’approbation de la BID
Malgré l’avancée des discussions, le financement n’est pas encore acquis. À l’issue de la mission, un rapport doit être élaboré. La commission technique de la BID préparera ensuite une note destinée au conseil d’administration de l’institution, auquel revient l’étape décisionnelle prévue dans le processus.
La stratégie de coopération entre la Tunisie et la BID pour la période 2026-2029 avait déjà identifié El Fouladh parmi les entreprises publiques susceptibles de bénéficier de futurs projets. Le chiffrage de ce programme, son objectif de triplement de la capacité et l’avancement des discussions constituent les principaux éléments nouveaux du dossier.
Lire aussi :