Le projet de la cité médicale « Les Aghlabides » à Kairouan entre dans une phase d’examen de sa faisabilité financière et des différents scénarios de financement. Une réunion de travail consacrée à ce volet s’est tenue en fin de semaine au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, dans le cadre de la deuxième phase de l’étude de faisabilité.
La réunion, présidée par le chef de cabinet du ministère, Kaïs Bel Dhiaf, au nom du ministre de l’Équipement et de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a porté sur les résultats de cette deuxième phase, notamment les hypothèses relatives au financement et aux modalités de réalisation du projet. Des représentants du ministère de la Santé, de l’établissement chargé de la ville médicale, des services centraux concernés et du bureau d’études ont participé aux travaux.
Un projet de plus de 500 hectares
La ville médicale des Aghlabides constitue un projet structurant conçu comme un pôle médical et scientifique intégré à Kairouan. Son implantation est prévue dans la zone de Menzel Mehiri, sur une superficie annoncée de plus de 500 hectares. Le projet doit réunir plusieurs composantes, notamment des structures sanitaires, un pôle universitaire et de formation, ainsi que des espaces liés aux services, au tourisme, au sport et aux loisirs.
L’objectif affiché ne se limite donc pas à créer un ensemble d’établissements de santé. La première phase de l’étude de faisabilité avait notamment pour objectif de définir le programme fonctionnel, les composantes du projet, son modèle urbain et les conditions permettant de lui donner une dimension régionale et internationale. Le projet est présenté comme une ville médicale intelligente et écologique destinée notamment à renforcer l’offre de soins et à attirer des compétences et des investissements dans les domaines médical, scientifique et économique.
L’étude de faisabilité constitue ainsi une étape déterminante avant le passage à la réalisation. Lancée en 2025, elle doit permettre de préciser la configuration du projet, son dimensionnement et ses modalités de financement. En novembre 2025, le président-directeur général de l’établissement de la ville médicale avait indiqué que le coût global n’était pas encore arrêté et que la deuxième phase de l’étude devait notamment contribuer à déterminer l’ampleur définitive du projet.
Le montage financier encore à arrêter
La réunion organisée cette semaine confirme que la question du financement constitue désormais l’un des principaux enjeux du projet. Les participants ont examiné plusieurs hypothèses de financement et de réalisation dans le cadre de la deuxième phase de l’étude.
Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a appelé à accélérer l’achèvement de cette phase et à renforcer la coordination entre les différents intervenants. Des réunions supplémentaires doivent notamment associer les services du ministère des Finances et du ministère de l’Économie et de la Planification afin d’examiner les conclusions de l’étude, les observations formulées et les propositions relatives au montage du projet.
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Cette étape est particulièrement importante alors que le projet doit encore passer de la conception et de l’étude de faisabilité à la définition d’un schéma de réalisation et à la mobilisation des financements nécessaires. En 2025, les autorités avaient indiqué que la fin de l’étude de faisabilité en 2026 devait notamment permettre de déterminer les modalités de promotion du projet et d’attirer les investisseurs.
Le dossier entre donc dans une phase où les questions de dimensionnement, de coût et surtout de financement doivent être tranchées avant les étapes ultérieures. À ce stade, aucun coût global définitif du projet n’a été officiellement arrêté.