Depuis le début de l’année, la Tunisie enregistre une forte dynamique sur ses frontières terrestres avec l’Algérie. Entre le 1er janvier et le 25 février 2026, plus de 131.000 ressortissants algériens ont franchi les postes frontaliers, notamment dans le gouvernorat de Jendouba.
Les autorités touristiques y voient un signal précoce d’une saison prometteuse dans la mesure où la tendance observée en ce début 2026 confirme la solidité du marché algérien pour le tourisme tunisien, appelé à jouer un rôle central dans les équilibres du secteur au cours des prochains mois.
Jendouba en première ligne
Selon Issa Marouani, délégué régional au tourisme, 131.169 touristes algériens sont entrés en Tunisie durant cette période via les postes frontaliers relevant de Jendouba. Une progression jugée significative par les responsables régionaux, qui observent une intensification du flux dès les premières semaines de l’année.
Ce regain d’activité concerne en particulier les zones frontalières, devenues des points névralgiques pour le tourisme terrestre entre les deux pays.
Un levier pour l’économie locale
Les autorités régionales soulignent que cette affluence contribue à relancer plusieurs secteurs : hébergement, restauration, commerces et services. Le ministère du Tourisme et les professionnels du secteur poursuivent, selon les mêmes sources, leurs efforts pour garantir un accueil optimal aux visiteurs algériens, considérés comme un pilier du marché touristique tunisien.
Cette dynamique intervient dans un contexte où la Tunisie consolide sa position de destination privilégiée pour les voyageurs algériens, qui représentent la première nationalité étrangère en nombre d’entrées.
L’année dernière, plus de quatre millions d’Algériens ont visité la Tunisie, un niveau en nette hausse par rapport aux années précédentes. Malgré cette performance, des observateurs estiment que le secteur hôtelier n’a pas pleinement capté les retombées de cette manne, une part importante des visiteurs privilégiant d’autres formes d’hébergement.