La justice militaire a confirmé mardi la condamnation en première instance de l’ancien député et avocat Seifeddine Makhlouf à cinq mois de prison ferme dans l’affaire des incidents survenus à l’aéroport de Tunis. Cette décision de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel militaire s’inscrit dans une série de procédures judiciaires qui pèsent sur l’ancien parlementaire.
Une peine s’ajoutant à un lourd passif judiciaire
Seifeddine Makhlouf n’en est pas à sa première condamnation. Il avait déjà été condamné à quatre ans de prison pour complot contre la sûreté de l’État. À cela s’ajoute une peine d’un an et dix mois prononcée dans une affaire civile, intentée par Abir Moussi, l’accusant d’agression au sein du Parlement dissous.
Le cumul de ces décisions judiciaires montre que Makhlouf fait face à un ensemble de dossiers, mêlant affaires pénales et litiges civils.
Les faits à l’aéroport
L’affaire de l’aéroport date du15 mars 2021, lorsque Seifeddine Makhlouf avait semé le chaos à l’aéroport, sous prétexte qu’une femme fichée S17 avait été interdite de voyage.
Il avait alors appelé les députés d’Al-Karama en renfort pour défendre ce qu’il avait appelé les droits de cette femme, alors que les agents de sécurité de l’aéroport affirmaient qu’ils exécutaient des mesures prises par le ministère de l’Intérieur.
Suite à cette affaire, cinq députés de la Coalition Al Karama avaient été condamnés à des peines allant de trois à six mois.