La Tunisie a annoncé l’ouverture d’une nouvelle phase de coopération avec les États-Unis dans le domaine du transport aérien, à l’occasion d’une rencontre consacrée au développement de l’aéronautique et aux partenariats internationaux. Le ministre des Transports, Rachid Amri, a souligné que cette démarche marque « un début » appelé à se renforcer dans les mois à venir.
Le ministre a rappelé que le secteur aéronautique connaît une évolution rapide à l’échelle mondiale, portée par les avancées technologiques et par des exigences croissantes en matière de sûreté et de sécurité. Dans ce contexte, la Tunisie entend s’inscrire dans des partenariats structurés, fondés sur des bases scientifiques, techniques et commerciales, tout en veillant à leur rentabilité et à leur impact sur le développement du secteur.
La sécurité, pilier central de la coopération aérienne
La sécurité et la sûreté demeurent, selon le ministre, les priorités absolues du transport aérien. Il a insisté sur le fait qu’aucun avion ne peut décoller sans le respect strict des normes en vigueur, qu’il s’agisse de la maintenance, de la préparation des équipages ou de la gestion des opérations aériennes. Ces principes constituent l’un des axes centraux du programme de coopération en discussion avec la partie américaine.
Des consultations ont déjà été engagées avec Tunisair et les autorités de tutelle afin de définir un cadre de travail commun. Un programme structuré est en cours d’élaboration et d’autres rencontres sont prévues au cours du mois prochain pour préciser les modalités de coopération, notamment en matière d’investissement, de partenariat commercial et de sécurité aérienne.
Les États-Unis mobilisent leurs experts et leur savoir-faire
Présent lors de la rencontre, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a confirmé l’engagement américain à accompagner la Tunisie dans ce processus. Il a indiqué que plusieurs entreprises américaines, disposant d’experts de haut niveau, ont été mobilisées, notamment dans les domaines des infrastructures aéroportuaires et du transfert technologique.
L’ambassadeur a également mis en avant son parcours professionnel dans le secteur, rappelant avoir travaillé chez Boeing et supervisé plusieurs programmes aéronautiques, ainsi que son expérience dans la gestion de projets liés aux aéroports aux États-Unis. Selon lui, la qualité des infrastructures aéroportuaires joue un rôle déterminant dans la première impression laissée aux voyageurs à leur arrivée dans un pays.
Il a affirmé la volonté de la partie américaine de partager ses technologies, son savoir-faire et ses produits avec les partenaires tunisiens, soulignant l’importance de faire de l’arrivée en Tunisie une expérience positive pour les passagers.
Par ailleurs, le ministre des Transports est revenu sur le projet d’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, considéré comme la principale porte d’entrée du pays. Le plan prévoit une modernisation en deux phases, avec un objectif de capacité comprise entre 15 et 18 millions de passagers. Ce projet s’inscrit dans une vision plus large visant également à dynamiser les aéroports régionaux, afin de renforcer leur rôle dans le transport national, touristique et commercial.
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