Alex Pretti, infirmier de 37 ans à Minneapolis, a été tué par des agents de l’ICE lors d’une manifestation pacifique. La controverse autour des circonstances de sa mort déclenche indignation et appel à une enquête locale indépendante.
Polémique autour des agents fédéraux et enquête contestée
Minneapolis est secouée par une nouvelle tragédie après la mort d’Alex J. Pretti, un infirmier de 37 ans, tué par des agents de l’ICE, la police fédérale de l’immigration américaine. L’incident s’est produit samedi lors d’une manifestation pacifique contre la présence de l’ICE dans la ville, marquant le deuxième décès lié à cette agence en quelques semaines après celui de Renee Nicole Good, le 7 janvier dernier.
Selon ses proches, Alex Pretti était un homme extrêmement gentil et serviable, dévoué à son travail et profondément préoccupé par le sort des autres. Infirmier en soins intensifs à l’hôpital des anciens combattants de Minneapolis depuis 2021, il exerçait également comme assistant de recherche à l’Université du Minnesota. Ses collègues et supérieurs le décrivent comme un professionnel exceptionnel, blagueur et doté d’un esprit contagieux, toujours prêt à aider.
Le père d’Alex, Michael Pretti, a confié à l’Associated Press que son fils était profondément sensible aux injustices et très impliqué dans la lutte contre les excès de l’ICE. « Il manifestait pour montrer son attention aux autres », a-t-il précisé. Les témoignages soulignent un homme engagé, attentif et déterminé à faire une différence dans sa communauté.
Des circonstances de la mort contestées
Le ministère américain de la Sécurité intérieure affirme qu’Alex Pretti aurait « violemment résisté » avant que l’agent « craignant pour sa vie » ne tire. Cependant, les images diffusées contredisent cette version : elles montrent cinq agents fédéraux le maîtrisant au sol, le frappant avant de faire usage de leur arme.
Face à la controverse, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a exprimé son indignation et exigé que l’enquête soit menée par les autorités locales plutôt que fédérales, soulignant que l’on « ne peut pas se fier à l’État fédéral » pour une procédure transparente.
Le souvenir de Renee Nicole Good et de George Floyd
Déployée pour traquer des migrants en situation irrégulière, la police fédérale de l’immigration américaine avait abattu, le 5 janvier dernier, Renee Nicole Good. Sa mort avait lancé de nombreuses interrogations sur l’utilité, la méthode et même la légitimité d’une telle intervention.
Si l’agence ICE assurait que la victime avait tenté de foncer sur ses agents, justifiant des tirs « en légitime défense », les images circulant en ligne montraient un autre tableau : une voiture avançant lentement, encerclée par des silhouettes armées, avant que les projectiles ne la transpercent.
Minneapolis n’est d’ailleurs pas un décor neutre. Depuis George Floyd, abattu le 25 mai 2020, chaque intervention armée des forces publiques est passée au crible.
Alex Pretti, 37 ans, assassiné par la milice raciste de Trump.
— Thomas Portes (@Portes_Thomas) January 24, 2026
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