Les pays impliqués dans le mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, à savoir la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte ont réaffirmé leur soutien à une solution politique inclusive, à l’issue d’une réunion tenue à Tunis en présence de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Libye.
Dans un communiqué conjoint, les ministres des affaires étrangères ont souligné que l’intérêt supérieur de la Libye et du peuple libyen constitue la boussole centrale de ce cadre de concertation, conçu pour appuyer les efforts régionaux et onusiens visant à parvenir à un règlement politique global. Une solution qui, selon eux, doit garantir l’unité territoriale du pays, préserver ses ressources nationales et répondre aux aspirations des Libyens à la stabilité.
Les participants ont insisté sur le caractère fondamental de l’appropriation exclusivement libyenne du processus politique. Le règlement de la crise doit être, ont-ils affirmé, un processus « libyen-libyen », sans exclusion d’aucune partie, avec pour objectif la construction d’un État unifié, doté d’institutions stables, capable d’assurer la sécurité, le développement et le bien-être de la population.
Dans ce contexte, les ministres ont appelé les différentes parties libyennes à privilégier le dialogue, à dépasser les divisions persistantes et à progresser vers l’unification des institutions militaires et sécuritaires. Ils ont également réitéré leur soutien au travail de la Commission militaire conjointe, considérée comme un levier essentiel pour la stabilisation du pays.
Urgence de la tenue simultanée d’élections présidentielle et législatives
Le communiqué met par ailleurs l’accent sur l’urgence de la tenue simultanée d’élections présidentielle et législatives, condition jugée indispensable pour mettre fin à la fragmentation institutionnelle et restaurer la légitimité des autorités de l’État.
Les trois pays ont aussi plaidé pour l’éloignement de la Libye des rivalités régionales et internationales, rejetant toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures. Ils ont rappelé la nécessité du retrait de l’ensemble des mercenaires et combattants étrangers du territoire libyen, afin de permettre aux Libyens de définir librement leurs compromis politiques.
Exprimant leur disponibilité à accueillir et à consulter les différentes composantes et figures politiques libyennes, les ministres ont souligné l’importance du rapprochement économique entre les régions du pays. Un renforcement de l’intégration économique est, selon eux, un facteur clé pour promouvoir un développement équilibré et créer un climat propice à une solution politique durable.
Enfin, ils ont réaffirmé que la sécurité et la stabilité de la Libye sont indissociables de la sécurité arabe et de celle de la région du Sahel et du Sahara. Cette interconnexion impose, ont-ils conclu, une coordination accrue et une vision globale, sous l’égide des Nations unies, reposant sur une feuille de route claire, structurée en étapes définies dans le temps, afin de répondre aux attentes du peuple libyen.
Lire aussi :
