Six personnes ont été tuées et 28 autres blessées vendredi 23 octobre 2026 lors d’une attaque armée contre des fidèles réunis pour des funérailles à l’église Hamoud, dans le gouvernorat de Karak, dans le sud de la Jordanie. Les forces de sécurité ont lancé des recherches pour retrouver les auteurs, dont l’identité et les motivations restent à établir, selon les autorités jordaniennes.
L’attaque s’est produite dans la localité de Hammoud, à environ 180 kilomètres au sud d’Amman, la capitale jordanienne. Selon des témoignages rapportés par la chaîne publique Al-Mamlaka, des hommes armés sont sortis d’un véhicule avant d’ouvrir le feu pendant plusieurs minutes sur les personnes présentes à proximité de l’église grecque-orthodoxe.
Des hommes armés ouvrent le feu pendant des funérailles
Des images de vidéosurveillance diffusées par la télévision jordanienne montrent plusieurs individus armés tirant depuis la rue, avant de se diriger vers l’entrée de l’édifice religieux.
Le bilan a évolué au cours de la journée. Après de premières informations faisant état de sept morts, la Direction de la sécurité publique a annoncé six décès et 28 blessés. Les victimes ont été prises en charge par les services médicaux.
Le ministre jordanien de l’Intérieur, Mazin Al-Farrayeh, a évoqué l’implication d’extrémistes, tout en soulignant qu’il était encore trop tôt pour déterminer si les suspects étaient liés à une organisation connue, en Jordanie ou à l’étranger. Aucune revendication n’avait été signalée vendredi.
Le roi Abdallah II promet des sanctions sévères
Le roi Abdallah II s’est rendu à Karak après l’attaque et a promis une réponse ferme contre les responsables. Il a également appelé à préserver l’unité nationale, affirmant que les violences ne parviendraient pas à diviser les Jordaniens.
Plusieurs responsables jordaniens ont condamné l’attaque, notamment le président du Sénat, Fayçal Al-Fayez, qui a appelé à l’identification rapide des auteurs et à l’application des sanctions prévues par la loi. Le grand mufti de Jordanie, Ahmad Al-Hassanat, a également dénoncé les violences, rappelant que les vies des chrétiens devaient être protégées au même titre que celles des musulmans.
L’attaque survient dans un pays où les chrétiens constituent une minorité et où les violences de cette nature restent rares. Le gouvernorat de Karak avait toutefois déjà été frappé par une vague d’attaques meurtrières en décembre 2016, qui avait fait dix morts, dont sept policiers.
L’enquête doit encore déterminer les circonstances précises de la fusillade et les éventuels liens des assaillants avec des groupes extrémistes.