La crise au Moyen-Orient commence à se répercuter sur le secteur aérien mondial, avec une hausse progressive des prix des billets annoncée par plusieurs compagnies. L’augmentation rapide du prix du pétrole, conséquence directe des tensions dans la région, entraîne mécaniquement une hausse du coût du carburant aérien, l’un des principaux postes de dépenses des transporteurs.
Plusieurs compagnies ont déjà ajusté leurs tarifs : Qantas et Air New Zealand ont relevé leurs prix sur certaines lignes internationales. À Hong Kong, Hong Kong Airlines a augmenté ses surcharges carburant de plus de 35 % sur certains vols.
Emirates, Qatar Airways et Etihad Airways …
D’autres transporteurs, comme Cathay Pacific ou United Airlines, annoncent des hausses potentielles si les prix du carburant continuent de grimper. Enfin, les compagnies du Golfe — Emirates, Qatar Airways et Etihad Airways — subissent à la fois la hausse du kérosène et les perturbations de l’espace aérien dans la région.
Le prix du carburant aérien a ainsi explosé, passant d’environ 85–90 dollars à 150–200 dollars le baril, accentuant la pression sur les compagnies. Cette flambée s’ajoute aux contraintes liées à des détours obligatoires pour éviter certaines zones aériennes, allongeant la durée des vols et augmentant la consommation de carburant.
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Hausses spectaculaires
Certaines routes internationales subissent déjà des hausses spectaculaires : entre l’Europe et le Moyen-Orient, les billets ont connu des augmentations pouvant dépasser 30 % en quelques jours, et des trajets comme Dubai–Londres ont vu leurs prix quadrupler dans certains cas.
Les analystes estiment que cette tendance pourrait se poursuivre si les tensions se prolongent et continuent d’alimenter la hausse du pétrole. Pour les voyageurs, notamment ceux en provenance ou à destination de l’Europe et du Moyen-Orient, les billets pourraient devenir significativement plus chers dans les semaines à venir.