L’armée américaine a mené une opération contre un navire suspecté de narcotrafic dans l’océan Pacifique, entraînant la mort de deux personnes. Cette frappe s’inscrit dans le cadre d’une campagne étendue de lutte contre le trafic de stupéfiants en mer, mais soulève des questions sur la légalité et la transparence de ces interventions.
Le 6 février 2026, l’armée américaine a frappé un bateau qu’elle désigne comme utilisé pour le trafic de drogues dans l’océan Pacifique, faisant deux morts selon un communiqué du U.S. Southern Command. Cette opération s’inscrit dans une série de frappes menées contre des navires suspectés de narcotrafic depuis septembre 2025.
L’attaque a visé un navire considéré comme empruntant des routes connues pour le trafic de stupéfiants, selon les autorités américaines. Cependant, le Pentagone n’a pas fourni de preuves publiques détaillant la participation concrète de l’embarcation aux activités de narcotrafic, ce qui alimente les interrogations sur la légalité et la transparence de l’intervention.
Une campagne américaine controversée
Cette frappe s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large de lutte contre le trafic de drogues en mer, menée principalement dans l’océan Pacifique oriental. Des frappes similaires ont déjà été effectuées sur plusieurs navires depuis l’automne dernier, avec des résultats variés et des pertes humaines, mais très peu d’informations vérifiables ont été publiées.
Les organisations internationales et des observateurs indépendants soulignent que l’absence de preuves publiques et le recours à la force létale contre des cibles maritimes non identifiées renforcent les risques d’incidents diplomatiques et humanitaires.
Les autorités américaines justifient ces frappes comme une mesure de protection des côtes et de réduction de l’acheminement de stupéfiants vers le continent américain.
Pour l’heure, la nationalité du bateau frappé et celle des victimes n’ont pas été communiquées. Les enquêtes sur cette opération sont en cours, mais peu de détails supplémentaires sont attendus, le Pentagone privilégiant la confidentialité dans ce type d’actions militaires.
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