Comme tous les jours, les visiteurs sont nombreux à se rendre à la zaouia de Sidi Mahrez.
Le mausolée du saint personnage, patron de la ville de Tunis, ne désemplit jamais. Après un coup discret de heurtoir, on entre dans la grande salle où reposent le père de Sidi Mahrez et son confident.
Après quelques pas, nous sommes dans le saint des saints, recueillis devant la tombe de Sidi Mahrez. Les uns se contentent d’une brève fatiha, d’autres déposent des bougies ou des pièces de monnaie puis, subrepticement quittent le sanctuaire.
Chokri est toujours installé au seuil de la zaouia. Il vend des confiseries traditionnelles que les visiteurs sont nombreux à acheter.
On les considère en effet comme du « smat », imprégné de la baraka du saint homme qui repose non loin de Bab Souika, à l’ombre des coupoles de la mosquée Abi Mohamed.
Chokri a fait ses premiers pas au café Morai, près de l’ancienne caserne des janissaires ottomans. Quelques années plus tard, il a hérité de cet emplacement à l’entrée de la sainte zaouia.
Depuis, il propose ici son nougat, son rahat loukoum et ses confiseries au sésame, aux pois chiches et aux cacahuètes. Multicolore, son étalage regorge aussi de petits délices à la pâte d’amande.
Connu et apprécié par les petits et les grands, à sa manière, Chokri veille sur le mausolée, baignant à la fois dans la spiritualité ambiante et la nostalgie des confiseries.
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