C’est non loin du marché de Magenta à Paris, que Boulbaba a vécu ses années soixante. Il en garde de vibrants souvenirs et se remémore souvent ce temps où il fut tailleur à Paname.
À son retour au pays, Boulbaba garda son métier et reprit un modeste atelier de coupe et couture sur l’avenue de Londres, à Tunis.
Avec une gouaille toute parisienne et toujours pince sans rire, il a su fidéliser une clientèle aisée qu’il habillait à la mode de Paris, avec les fameux tissus Dormeuil.
Aujourd’hui, âgé de plus de quatre-vingt ans, il continue à cultiver le souvenir de ses voisins juifs du quartier Lafayette, rêver du Paname de sa jeunesse et traverser les avenues du Passage où il coule des jours toujours lumineux.
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