La récente démolition du pont à l’entrée sud de Tunis a provoqué un véritable chaos pour des milliers d’automobilistes. Les travaux, lancés en pleine période de vacances scolaires et à quelques jours de l’Aïd, ont engendré des embouteillages de plusieurs kilomètres, transformant ce qui aurait dû être un simple trajet en parcours du combattant.
Si l’objectif des autorités est clair — moderniser l’accès sud de la capitale et faciliter la circulation à long terme — le moment choisi pour entreprendre ce chantier relève de l’irraisonnable. L’absence d’anticipation et le manque de coordination avec les périodes de forte circulation ont pénalisé des familles, des travailleurs et des commerçants.
Heureusement, selon un responsable, les travaux ont été temporairement suspendus pour l’Aïd, permettant un répit aux usagers. Mais cette suspension met en lumière une question cruciale : la planification des grands chantiers urbains doit tenir compte des flux humains et des périodes sensibles.
Choisir une période creuse
Un chantier de cette ampleur aurait dû être programmé en période creuse, loin des vacances et des jours fériés, pour éviter une congestion inutile et un sentiment d’exaspération parmi la population.
Tunis mérite des infrastructures modernes, mais elle mérite aussi que les décisions de leur réalisation soient réfléchies. La leçon est simple : moderniser la ville ne doit pas se faire au détriment du quotidien des citoyens.
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