Dans notre situation de stress hydrique, toute pluie est bonne à prendre alors que chaque averse s’accompagne d’une perte par ruissellement de grandes quantités d’eau.
Ce fait est révélateur de l’insuffisance de nos infrastructures et aussi de la manière cavalière dont certains chantiers de voirie sont accomplis.
Cela souligne aussi et par ailleurs, l’oubli qui a frappé la mémoire ancestrale qui à force d’ingéniosité avait appris à récupérer chaque goutte bénéfique grâce à des citernes rurales et urbaines, des jessours et des majels.
Selon l’adage, le mois de mars est fou, imprévisible et fantasque. C’est bien le cas cette année puisque les jours ensoleillés ont alterné avec les fortes pluies.
Dans nos coutumes, on parle de jours d’emprunt, de jours que le printemps restituerait à l’hiver en réparation des belles journées vécues durant la saison hivernale.
En tout état de cause, l’été ne va plus tarder qui mettra d’accord la fougue pluvieuse de l’hiver et l’équilibre radieux du printemps.
