La sélection tunisienne sera l’équipe la plus exposée aux fortes chaleurs durant la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, selon plusieurs analyses climatiques publiées ces derniers jours à l’approche du tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
D’après les données publiées par l’organisme américain Climate Central, les trois rencontres de groupe de la Tunisie présentent toutes un risque supérieur à 50 % de « chaleur affectant les performances », un seuil défini au-delà de 28°C. La Tunisie afficherait ainsi une moyenne de risque parmi les plus élevées du tournoi lors du premier tour.
Des conditions particulièrement éprouvantes
Le site spécialisé précise notamment que les matchs prévus à Monterrey, au Mexique, et à Kansas City, aux États-Unis, pourraient se jouer dans des conditions particulièrement éprouvantes pour les joueurs. Selon cette étude, la prochaine rencontre des Aigles de Carthage présente même 79 % de probabilité de se dérouler dans des conditions thermiques susceptibles de réduire les performances physiques.
Plusieurs médias internationaux se sont également fait l’écho de cette problématique. Le quotidien français L’Équipe rapporte que la Tunisie serait l’équipe « la plus potentiellement affectée par la chaleur » durant la phase de groupes, devant la France.
Au-delà du cas tunisien, la question climatique s’impose comme l’un des grands enjeux du Mondial 2026. Des chercheurs et experts alertent depuis plusieurs semaines sur les risques liés aux températures élevées et à l’humidité dans plusieurs villes hôtes. Sky Sports affirme ainsi que 14 des 16 stades du tournoi pourraient atteindre des niveaux de chaleur jugés dangereux pour les joueurs.
Des mesures supplémentaires
Des organisations médicales et des représentants de joueurs réclament déjà des mesures supplémentaires, notamment des pauses fraîcheur renforcées et une adaptation des horaires des rencontres.