L’ancien maire d’Ezzahra, Mohamed Rayen Hamzaoui, a été libéré ce dimanche 17 mai 2026, après plus de trois ans de détention dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État 2 ». Sa sortie de prison a été saluée par un rassemblement d’habitants et de proches dans sa ville.
Une libération annoncée par son avocat
C’est Soufiane Jeribi, président du comité de défense de Mohamed Rayen Hamzaoui, qui a annoncé la nouvelle sur Facebook. « Aujourd’hui, Ryan Hamzaoui retrouve sa famille et ses proches », a-t-il écrit, évoquant « une lourde page de souffrance » qui se tourne. L’avocat a également rendu hommage aux membres du collectif de défense ayant accompagné l’ancien maire tout au long de la procédure.
Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un accueil chaleureux à Ezzahra, dans une ambiance de joie et d’émotion.
Un dossier judiciaire complexe
Mohamed Rayen Hamzaoui était détenu dans le cadre de l’affaire dite de « complot 2 ». Le dossier a donné lieu, en appel, à des peines allant de 3 à 35 ans de prison. Sa peine avait été ramenée à trois ans, contre douze ans prononcés en première instance. Il est par ailleurs soumis à deux ans de surveillance administrative.
Dans ce même dossier, Rached Ghannouchi a été condamné à vingt ans de prison. Plusieurs accusés en fuite, dont Nadia Akacha et Lotfi Zitoun, ont été condamnés par contumace à trente-cinq ans. Un non-lieu a par ailleurs été prononcé en faveur d’un accusé poursuivi en état de liberté. Youssef Chahed, ancien chef du gouvernement également cité dans le dossier, avait pour sa part formé un pourvoi en cassation : aucune condamnation n’a donc été prononcée à son encontre sur le fond.
Le dossier, instruit par la chambre spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis, portait notamment sur des soupçons de complot contre la sûreté intérieure de l’État, d’incitation à la violence et d’actes préparatoires visant à modifier la forme de l’État.
L’affaire avait été portée à l’attention du public dès août 2023, lorsque l’ancien maire observait une grève de la faim après plus de trois mois de détention, son état de santé suscitant alors des inquiétudes.
Lire aussi: