Le parquet de Rome a ouvert une enquête pour « séquestration de personnes » après l’interception de la « Flottille pour Gaza » par les forces israéliennes en mer. L’opération, menée jeudi dernier en eaux internationales, a conduit à l’arrestation d’environ 175 militants. L’affaire prend une dimension judiciaire et diplomatique immédiate.
Une intervention en mer qui déclenche une procédure judiciaire
Selon plusieurs médias italiens, les magistrats romains cherchent à établir si les conditions d’arrestation des militants peuvent être qualifiées de privation illégale de liberté. L’enquête vise donc directement la notion de « séquestration de personnes ».
L’interception a eu lieu au large de la Crète, alors que la flottille se dirigeait vers Gaza. Les forces israéliennes ont procédé à une opération ayant abouti à l’arrestation massive des passagers.
Des militants toujours détenus et une détention prolongée
Parmi les personnes interpellées figurent notamment l’Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila. Ils se trouvaient à bord d’un navire battant pavillon italien au moment de leur arrestation.
Les deux militants sont toujours détenus en Israël, et leur garde à vue a été prolongée de deux jours par un tribunal local, selon les mêmes sources.
L’opération a immédiatement provoqué des réactions à l’échelle internationale. Plusieurs pays et organisations dénoncent une intervention « illégale » en eaux internationales, relançant les débats sur la légalité du blocus et des interceptions maritimes autour de Gaza.