La tension monte d’un cran dans le Golfe. L’Iran a averti qu’il pourrait attaquer les forces des États-Unis si elles s’approchent du détroit d’Ormuz. En parallèle, Donald Trump a annoncé le lancement, dès ce lundi matin, d’une opération d’escorte navale pour sécuriser les navires bloqués dans cette zone clé.
Washington lance “Project Freedom”
Le président américain a confirmé que la marine américaine entamera une mission baptisée « Project Freedom » visant à accompagner des navires marchands coincés depuis plusieurs semaines dans le détroit. Présentée comme une initiative « humanitaire », cette opération doit débuter lundi matin, heure locale.
Des centaines de navires sont actuellement immobilisés dans cette voie maritime essentielle au commerce mondial, notamment pour le transport du pétrole.
Téhéran hausse le ton
Face à cette annonce, l’Iran a réagi fermement. Les autorités militaires iraniennes ont averti que toute présence étrangère non coordonnée, en particulier américaine, serait considérée comme une provocation et pourrait entraîner des frappes directes.
Téhéran estime également que cette initiative constituerait une violation du cessez-le-feu en vigueur et du contrôle exercé sur la zone maritime.
Un point névralgique sous haute tension
Le détroit d’Ormuz est l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde : environ un cinquième du pétrole mondial y transite. La situation actuelle, marquée par des blocages et des opérations militaires, fait déjà grimper les prix de l’énergie et inquiète la communauté internationale.
Malgré un cessez-le-feu annoncé début avril, les négociations entre Washington et Téhéran restent fragiles. Entre initiatives militaires et discussions diplomatiques jugées « positives » par Donald Trump, la situation demeure extrêmement volatile, avec un risque réel d’escalade dans les heures à venir.