La compagnie Tunisair a annoncé, lundi, l’annulation de deux vols programmés pour le mardi 28 avril 2026 à destination et en provenance de Bamako, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire au Mali.
Dans un communiqué, la compagnie précise que le vol TU399 (aller) et le vol TU400 (retour), prévus entre Tunis et la capitale malienne via Abidjan, au départ de l’aéroport de Aéroport international de Tunis-Carthage, ne seront pas assurés.
Par mesure de précaution
Tunisair indique que cette décision intervient « par mesure de précaution » et dans le souci de garantir la sécurité des passagers et du personnel, alors que le Mali connaît actuellement une recrudescence d’affrontements armés.
Des solutions de réacheminement ont été mises en place. Les passagers de la ligne Tunis–Abidjan–Tunis seront transportés sur le vol TU401 prévu le mercredi 29 avril. En revanche, les voyageurs à destination de Bamako devront attendre le vendredi 1er mai pour un éventuel départ, sous réserve d’une amélioration de la situation sécuritaire dans le pays.
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La compagnie invite ses clients à contacter son centre d’appel pour toute information complémentaire.
Un contexte sécuritaire instable au Mali
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu au Mali, où les violences armées se sont intensifiées ces dernières semaines. Le pays est confronté à une instabilité persistante depuis plusieurs années, marquée par des affrontements entre forces armées, groupes jihadistes et mouvements rebelles, notamment dans le nord et le centre.
Depuis les coups d’État militaires de 2020 et 2021, les autorités de transition peinent à stabiliser la situation sécuritaire, malgré des opérations militaires régulières. Le retrait progressif de forces étrangères, notamment françaises, ainsi que la reconfiguration des alliances sécuritaires, ont également contribué à un environnement incertain.
Les récentes escalades de violence, qui affectent parfois les axes de transport et les grandes villes, ont conduit plusieurs compagnies et acteurs internationaux à revoir leurs activités dans le pays, y compris dans le secteur aérien.