À l’occasion d’une séance d’audition à l’Assemblée des représentants du peuple, le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul, a appelé à « cesser de diaboliser les hommes d’affaires et les chefs d’entreprise », qu’il considère comme un levier central de l’investissement et de la croissance.
Intervenant devant la Commission de la planification stratégique dans le cadre de l’examen d’un projet de loi modifiant le Code de l’investissement, Majoul a défendu le rôle du secteur privé dans l’économie nationale.
Capacité de résilience face aux crises successives
Selon lui, les entreprises tunisiennes ont démontré, ces dernières années, leur capacité de résilience face aux crises successives et aux mutations du contexte national et international. Malgré les difficultés conjoncturelles, elles ont poursuivi leurs efforts en matière d’investissement, d’exportation et de création d’emplois.
Le président de l’UTICA a souligné que le défi actuel dépasse la seule dimension technique ou financière. Il s’agit, a-t-il estimé, d’un enjeu de confiance. Confiance de l’État envers le secteur privé, confiance des opérateurs économiques envers les institutions publiques et, plus largement, confiance des investisseurs dans le climat des affaires en Tunisie.
Programme global de relance économique
Dans ce contexte, Majoul a plaidé pour la mise en place d’un programme global de relance économique, intégrant les réformes structurelles jugées nécessaires. L’objectif, selon lui, consiste à renforcer la compétitivité du pays, à consolider ses capacités d’investissement et d’exportation, à soutenir l’emploi et à atteindre un taux de croissance optimal.
Ces déclarations interviennent alors que la révision du cadre juridique de l’investissement est perçue comme un levier potentiel pour redynamiser l’économie tunisienne, dans un environnement marqué par des tensions budgétaires et des attentes sociales croissantes.
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